06 février 2012


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Atout Chat
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Atout Chat janvier 2008

Par Anne Trotzier, à 17h13 dans Atout Chat | 0 commentaire
Atout Chat Janvier 2008

Rubrique Psychochat rédigée par mes soins
« J’ai depuis hier soir un chaton de 14 semaines, qui vient d’une maison où il y a plus de dix chats. Du coup, il se sent perdu et seul : il pleure et miaule constamment, et surtout ne boit pas et ne mange pas. Que puis-je faire pour qu’il s’adapte ? »
I. Vermandé


Réponse :
L’arrivée d’un chaton dans une nouvelle maison ne se fait pas sans une période d’adaptation. Cette dernière est plus ou moins longue selon les chats (tempérament) et selon leur sevrage. Elle consiste notamment en la prise de repères territoriaux dans l’environnement nouveau et dans l’adaptation avec les nouveaux cohabitants (humains et/ou autres animaux) et leurs modes de vie. Si le chaton est craintif, il peut trouver refuge dans une pièce, même sous un lit et ne sortira que dès qu’il se sentira en sécurité et qu’il comprendra qu’on ne lui veut pas de mal.
Le chaton que vous venez d’accueillir chez vous est resté plus de trois mois avec sa mère et sa fratrie. Or, on considère que le sevrage réel, c’est-à-dire alimentaire (sevrage au lait) plus social et affectif, se situe autour de cinq mois. En adoptant un chaton de deux mois seulement comme il est fréquent de le voir, il y a encore de grands risques qu’il soit fragile, sensible et enclin à développer certains troubles du comportement tels que l’hyperactivité, l’agressivité mal contrôlée, la malpropreté due à une excitabilité et une incapacité à gérer les fortes émotions (trop d’excitation dans les jeux, les punitions et les réprimandes…).
Au cours du développement du chat, différentes périodes se succèdent dans le temps : par exemple, la période d’imprégnation et de socialisation est essentielle pour que le chat apprenne qu’il est un chat, et pour qu’il s’imprègne à l’humain.
Dans votre cas, votre chaton a grandi entouré d’un grand nombre de ses congénères. Ce qui est plutôt bien pour son bon développement social. Il est tout à fait normal que le changement d’environnement soit perturbant et que l’adaptation de votre chaton ne se soit pas encore faite au bout d’un jour. Ses miaulements sont le signe d’une certaine détresse, de même pour le manque d’appétit.
Pour que votre chaton s’adapte, il suffit aujourd’hui de lui laisser du temps pour prendre ses marques dans votre maison et pour qu’il apprenne à vivre dans son nouveau chez soi. Amenez du jeu à différentes périodes de la journée pour l’occuper et surtout ne le brusquez pas. Il est très important de ne pas non plus le punir car c’est encore un chaton. Aménagez-lui l’espace de manière à ce qu’il puisse investiguer les trois dimensions de votre maison et y trouver refuge et sécurité !


Encadré
Les phases du développement du chaton : importance de ses premières semaines de vie pour son équilibre futur d’adulte.
Le chat est une espèce nidicole (dont les bébés restent dans le nid). Cela signifie que dès sa naissance, le chaton ne peut pas se débrouiller tout seul (comme le chien et le bébé d’homme), d’autant qu’il naît sourd, aveugle et peut à peine se déplacer.
Pendant la période prénatale (avant la naissance), l’environnement a déjà une importance certaine sur les chatons, in utero. On suppose que les fœtus sont sensibles à l’odorat et au sens tactile : lorsqu’on caresse la chatte gravide, on caresse également le ou les chatons. Du stress durant la gestation peut se répercuter dans le comportement futur de la progéniture (émotivité, agressivité…).
La période néonatale s’étend de la naissance à l’ouverture des yeux (vers le 7ème jour).
La période de transition est quasiment fictive chez le chat, en comparaison au chiot. Elle se termine lorsque toutes les perceptions sensorielles et les capacités motrices sont fonctionnelles (vers le 9ème jour).
Commence alors la découverte du monde !
La période d’imprégnation et de socialisation primaire se déroule jusqu’à l’âge de neuf semaines. La relation avec sa mère et sa fratrie va permettre au chaton, par un mécanisme d’apprentissage, d’apprendre à se comporter en chat (identification à sa propre espèce) et d’acquérir les codes sociaux de l’espèce (communication, vie en groupe). Important : les informations acquises par le chaton durant cette phase sont conservées longtemps, voire pour sa vie entière.
Durant cette période, le chaton, s’il vit aux côtés d’humains et d’autres animaux, va également s’imprégner à ses espèces. Mais cette imprégnation est partielle, de qualité variable, de mémorisation incertaine et pas toujours généralisable. En effet, un chaton imprégné à un homme, pourra être amené à agresser ou fuir, par peur, une femme ou un enfant.
Pour une bonne imprégnation, il faut des contacts étroits et du jeu.
Puis le chaton va s’imprégner à son biotope : tous les éléments de l’environnement perçus seront classés et mémorisés dans des référentiels auxquels le chat pourra se rapporter tout au long de sa vie. Si l’environnement d’élevage est pauvre en stimulations sensorielles (maison isolée), le chaton risque de stresser dans un milieu stimulant comme la ville (bruits des voitures, foule, agitation…).


Encadré :
Attention au sevrage précoce

Le sevrage complet, c'est-à-dire alimentaire et social (affectif), se situe généralement autour de cinq mois. C’est à ce moment-là que la mère va se détacher progressivement de sa portée et que l’adoption d’un chaton devrait avoir lieu. En effet, la chatte passe de moins de moins de temps avec sa progéniture. Cette dernière devient de plus en plus autonome, tant au niveau alimentaire que social (attachement). Et à cet âge-là, le chaton est normalement équilibré.
Un chaton mal sevré ou sevré trop tôt est plus enclin à développer des troubles comportementaux comme de l’anxiété car il a des difficultés à s’adapter : il a un seuil émotif élevé et n’est pas toujours capable de gérer ses propres émotions. On peut alors voir apparaître de l’hyperattachement envers les humains, de l’agressivité dans le jeu, des agitations fréquentes, des peurs… C’est dire l’importance d’un bon sevrage !

Encadré :
Son arrivée chez vous

La petite boule de poils va quitter la maison où elle a grandit. Cette arrivée dans son nouveau chez soi doit se préparer à l’avance afin de réunir toutes les conditions pour le bien-être du chaton et par conséquent le vôtre. Tout va dépendre en premier lieu de l’aménagement de votre intérieur. N’oubliez pas que le chat investigue les trois dimensions de l’espace.
Le chat a des besoins bien spécifiques, à nous de les respecter :
- des besoins vitaux (boire, manger, dormir, faire ses besoins)
- du jeu
- des soins
- de faire ses griffes, de se frotter, de se toiletter... (comportements de confort)
- de l’affection…
Il est préférable d’adopter un chaton avant des périodes de vacances par exemple, afin qu’il ne se retrouve pas seul dans un nouvel environnement dès le lendemain de son arrivée. Une relation sereine pourra alors s’installer entre le chaton et ses nouveaux propriétaires. Le temps d’adaptation du chat à sa nouvelle maison et de familiarisation avec ses nouveaux cohabitants dépend de plusieurs facteurs : son sevrage plus ou moins précoce, son caractère, la qualité du nouvel environnement (stimulations)…. Le nouveau venu a besoin de prendre des repères sécurisants et apaisants. Attention par exemple à ne pas trop le cajoler pour limiter l’hyperattachement et la détresse en votre absence. Des moments de jeux seront nécessaires pour le stimuler et l’occuper. Il est également indispensable de respecter son sommeil, de ne pas trop l’exciter, de ne pas le punir violemment…
En bref, lui offrir un environnement calme et serein dans lequel il pourra continuer à bien grandir et être en confiance à vos côtés!

Atout Chat recommence

Par Anne Trotzier, à 16h53 dans Atout Chat | 0 commentaire
Alors que l'on m'avait annoncé le dépôt de bilan du magazine Atout Chat, ce dernier sera repris par une autre société mais s'appellera à priori toujours Atout Chat.
Mon prochain article paraîtra certainement au mois de janvier 2008.
Nous sommes en train de discuter du programme pour l'année 2008...

Anne T

Atout Chat Août 2007

Par Anne Trotzier, à 16h54 dans Atout Chat | 0 commentaire
Fripouille est une terreur !
« Je vis avec Fripouille, petite chatte noir et blanc de 2 ans qui porte bien son nom. C’est une chatte d’intérieur qui ne sort jamais où presque. D’où, je pense, son comportement un peu fou.
Le matin et le soir, j’ai le droit à une course de vitesse de droite à gauche et de bas en haut de la maison, ne laissant rien sur son passage. Parfois, elle prend même appui sur le mur de mon salon ou la porte d’entrée, pour partir de plus belle. Autre aspect de son comportement, c’est qu’elle agresse mes jambes, quand je marche dans la maison, elle me saute dessus et me donne un coup de patte et un petit coup de croc. Bien sûr, rien qui ne fasse mal. En revanche, quand je veux la caresser, elle me mord la main à croire qu’elle ne veut pas être caressée sauf quand « Mademoiselle » l’autorise.
J’aimerais savoir pourquoi elle est comme ça ? Parce qu’elle est toute seule pendant la journée et qu’elle s’ennuie ? Dans ce cas, lui faut-il un autre compagnon ? Ou simplement parce que elle ne se plaît pas chez moi ? Et comment éviter ses attitudes agressives ? »
Loïc Truilhé


Le chat, même familier, est un prédateur et a besoin de mouvements, de stimulations et d’actions. Autant dire que pour avoir un chat épanoui en appartement ou en maison fermée, il faut compenser ces manques essentiels. Vous dites que votre chatte ne sort jamais ou presque. Il serait intéressant de savoir si c’est elle qui ne cherche pas à sortir ou si c’est vous qui préférez la laisser à l’intérieur. En effet, la vie en appartement, si c’est le cas pour vous, n’est pas un choix délibéré pour la majorité des chats. Ils sont obligés de vivre dans un territoire restreint, qu’ils n’ont pas forcément choisi et ne peuvent pas exprimer l’ensemble de leur répertoire comportemental (pas de chasse, pas de grimpette dans les arbres…). Il n’est donc pas difficile de s’imaginer ce que la vie en appartement peut offrir comme activité quotidienne. Même si le chat passe plus de la moitié de son temps à dormir, il a besoin de se dépenser. Un appartement tel qu’il est conçu pour nous humains est un milieu pauvre pour un chat, particulièrement en l’absence des personnes : rien n’y bouge, rien n’active les comportements de chasse. Comment créer un univers qui permette au chat d’assouvir ses besoins ? Que ce soit dans l’environnement extérieur ou intérieur, le chat vit en trois dimensions. Il est ainsi indispensable de créer pour son bien-être éco-éthologique un environnement adapté (des refuges en hauteur, des jeux…).
Le rythme circadien du chat présente des pics d’activité qui se situent, en général et selon les individus, à l’aube et au crépuscule, heures instinctives d’activité pour notre minou. On nomme ces périodes, pendant lesquelles le chat nous parait totalement fou, les « quarts d’heure de folie », car elles durent environ un quart d’heure. Le chat court et saute partout, fait des dérapages, ses pupilles sont dilatées…, puis le chat, épuisé, se calme. Ce comportement existe surtout chez le chat d’appartement qui manque souvent d’activité. Il s’agit d’un trop plein d’énergie à évacuer. Votre chatte manque probablement de stimulations et d’activité en votre absence et a besoin d’évacuer les tensions accumulées de cette manière.
Les assauts que vous subissez lorsqu’elle agresse vos jambes sont également un signe de manque d’activité et montrent aussi que la motivation de chasse est toujours intacte, même pour un chat d’intérieur. Aussi pour combler ce manque, il serait important d’amener des jeux à Fripouille, mais pas de n’importe quelle façon. En effet, le jouet en lui-même n’est pas stimulant comme il ne bouge pas. Pour attirer le regard et pour stimuler votre chatte, il faut lui mettre à disposition des jouets qui se mettent en mouvement de manière aléatoire et/ou qui émettent un son. On peut également permettre au chat de chercher sa nourriture en la cachant et en la changeant de place tous les jours. Autre exemple : mettre des croquettes dans du papier froissé, ce qui l’occupera une bonne partie de votre absence.
Je vous rassure, Fripouille ne se déplait pas chez vous, elle a simplement besoin de plus de stimulations. Lui amener un autre compagnon peut être une solution pour palier à son ennui, mais comporte des risques : il n’est pas certain qu’elle s’entendra avec le nouveau venu. Aussi, une mauvaise cohabitation entre deux chats peut engendrer du stress.
Côté câlins, certains chats n’aiment pas beaucoup être caressés. Dans votre cas, il s’agit certainement d’une agression instrumentalisée. Je m’explique : Fripouille a appris qu’il n’y avait qu’en mordant que vous cessiez de la caresser. Elle se défend simplement car elle est agacée des caresses et met fin au contact en mordant (elle ne peut pas parler et dire qu’elle en a assez !). Les solutions sont les suivantes : moins caresser Fripouille, ne pas attendre qu’elle morde pour stopper les caresses, la caresser à des endroits moins sensibles (tête, menton…) et si elle mord, ignorer.


Encadré : Le chat « caressé-mordeur »
Il s’agit d’une agression féline instrumentalisée : le chat a instrumentalisé sa morsure et a appris qu’il n’y avait qu’en mordant que ça cessait.
En effet, certains chats n’aiment pas trop les caresses (pas habitués quand tout petits ou c’est leur caractère) et ne tolèrent plus qu’on vienne sans cesse les solliciter alors qu’ils ont envie d’être tranquille. Le chat en est arrivé à ne plus prévenir avant de mordre. Les propriétaires n’ont sans doute pas tenu compte des signes d’agacement à plusieurs reprises (le chat bouge sa queue, ses oreilles…pour montrer qu’il n’est pas content). Le chat est alors conditionné, car quand il mord, les personnes ne le caressent plus.
Pour réapprendre au chat que les caresses sont un moment agréable pour lui comme pour nous, voici quelques solutions :
- moins caresser le chat
- caresser moins longtemps et ne pas attendre qu’il morde pour arrêter
- caresser à des endroits moins sensibles, tels que le haut de la tête, sous le menton…
- éviter les mauvaises interprétations : lorsque le chat vient sur nos genoux, il ne cherche pas forcément les caresses
- en cas de morsure, le mieux est d’ignorer.
Dans l’idéal, on n’aura plus jamais suffisamment caressé le chat pour qu’il ait besoin de mordre.


Encadré : Les quarts d’heure de folie
Le rythme biologique du chat sur 24 heures (ou rythme circadien) présente des phases très actives. Le chat est un animal nocturne : il est donc plus actif la nuit et dort une bonne partie de la journée. En vivant au contact de l’homme, le chat imite le rythme de ses propriétaires mais ces phases de pic d’activité subsistent, surtout pour les chats d’appartement qui manquent d’activité. Les « quarts d’heure de folie », terme donné à ces phases, se situent principalement à l’aube (entre 4 et 7 heures) et au crépuscule (entre 18 et 21 heures). Mais ces horaires varient en fonction des chats et de la saison.
Ce comportement peut également exister pour les chats qui ont accès à l’extérieur, s’ils sont très actifs.
Comment se traduisent ces moments de folie ? Le chat court et saute partout, se jette contre les murs, fait des dérapages, ses pupilles sont dilatées, ses poils sont dressés… On a l’impression que le chat est possédé ! Or, ce n’est pas le cas : le chat, en accomplissant ce comportement, évacue les tensions accumulées pendant la journée. Environ un quart d’heure plus tard, le chat, épuisé, se calme.
Les propriétaires doivent éviter de réagir : l’important est de ni alimenter (en jouant avec le chat par exemple) ni punir ou réprimander le chat. En effet, cela répond à quelque chose d’instinctif : un trop plein d’énergie à évacuer ! Le chat a trouvé le moyen de faire du sport à sa façon…


Encadré : Le jeu
Le jeu est omniprésent dans la vie de nos chats familiers. Ils font des cabrioles, ils courent derrière de petites balles ou encore des jouets en forme de souris…, dès leur plus jeune âge pendant lequel, le jeu a une fonction d’apprentissage des comportements de son espèce: chasse, locomotion, interactions sociales entre les chatons de la fratrie…
Mais le jeu est important et même vital pour les chats qui ne peuvent pas accomplir les comportements de chasse habituels car manquent d’activité.
Un chat qui a accès à l’extérieur a moins besoin de jouer. Mais ça dépend des chats : certains ont une bonne capacité de jeu, d’autres sont moins joueurs car ils ont moins de motivation.
En l’absence des propriétaires, un chat a du mal à jouer tout seul. Le jouet en lui-même n’est pas stimulant car ne bouge pas. Il faut mettre à disposition des jouets qui bougent de manière aléatoire, qui émettent un bruit et que ce soit relativement vif pour que ça attire le regard.
Comme pour nos enfants, et pour éviter que le chat se désintéresse à ses jouets, il faut régulièrement les enlever et les ranger.
Si le chat s’ennuie en appartement, en l’absence de ses maîtres, on peut proposer des jouets au chat qui se mettent en mouvement. Un jouet qui fonctionne relativement bien pour les chats qui aiment l’eau : une bassine d’eau avec des objets flottants (tels que des balles de ping-pong). En donnant un coup de pattes, les balles vont bouger en suivant le mouvement des vagues, ce qui va stimuler le chat.
En notre absence et pour éviter que notre chat s’ennuie, on peut lui permettre de chercher sa nourriture en la cachant à différents endroits, dans du papier froissé… Il aura alors de quoi assouvir son comportement de prédation et s’occuper !
Le jeu peut également se pratiquer avec les propriétaires. Il est indispensable de jouer avec son chat plusieurs fois par jour, par périodes de 5-10 minutes à chaque fois. On peut utiliser comme jouets : le pointeur laser, des peluches, des balles, un bouchon attaché au bout d’une ficelle…

Atout Chat septembre 2007

Par Anne Trotzier, à 16h53 dans Atout Chat | 0 commentaire
« J’aimerais avoir votre avis. J’ai un chat européen, Tigrou, né le 14 avril 2003. Je l’ai eu à l’âge de deux mois par ma cousine. Dernièrement, elle m’a donné une petite chatte noire, Canaille, de deux mois. Malheureusement mon Tigrou a peut d’elle car elle est toujours en mouvement, pleine de vigueur. Dès qu’il se trouve en sa présence, il feule, gronde et se sauve pour aller se cacher. Dans sa fuite, il a même uriné dans la cuisine. Je ne sais plus quoi faire et envisage, à contre-cœur de me séparer de Canaille. »
Jean-Pierre Augu


La cohabitation entre vos deux minous ne semble pas se passer très bien et je comprends votre désarroi. Tigrou a sans doute mal accepté la venue de Canaille et préfère se cacher lorsqu’elle est en sa présence. Je vous avoue que ce n’est pas très bon signe. Mais sachez qu’il est rare que deux chats soient déjà copains et se promènent « patte dans la patte » alors qu’ils se rencontrent pour la première fois. Par conséquent, les questions que je me pose sont les suivantes : Tigrou a-t-il été habitué à vivre avec d’autres chats auparavant? Depuis combien de temps la situation en est là ? Les chats ont-ils accès à l’extérieur ?... Si cela fait déjà un mois, je ne veux pas être alarmiste mais c’est vraiment mal parti. Pourtant, Tigrou est jeune, Canaille est un chaton, ce sont en général des cohabitations qui ont une chance de fonctionner, à condition que Tigrou soit sociable. N’oublions pas que l’entente entre chats est surtout une question d’atomes crochus !
Par contre, ce qui m’inquiète, c’est que Tigrou est devenu malpropre, ce qui est un signe d’anxiété. Il accomplit un comportement naturel (l’élimination) pour évacuer son stress et se rassurer en déposant ses odeurs. L’arrivée de Canaille chez vous en semble être la cause. J’ai bien peur que Tigrou ne tolère pas du tout Canaille. Il est vrai que dans ces cas-là, le mieux serait de confier le dernier venu (Canaille donc) à un autre foyer. On ne peut pas forcer deux chats à cohabiter ensemble. Néanmoins, aux vues des informations qui me manquent, avant de prendre cette décision, il serait préférable de consulter un comportementaliste dans votre région qui vous aidera comme il le faut à trouver une solution à votre problème.


« J’ai toujours entendu dire que les chats n’étaient pas hiérarchisés comme les chiens, qu’il n’y avait pas de dominant ni de dominé, mais qu’ils étaient des animaux territoriaux. Or, nous avons un chat de trois ans qui fait la loi à la maison. Nous avons en tout 8 chats qui sont tous castrés et celui-là passe beaucoup de temps à les empêcher de sortir ou de rentrer en les menaçant, ou bien il leur saute dessus sans crier gare. Nous n’arrivons pas à savoir s’il joue car il ne se bat pas méchamment ou s’il se prend vraiment pour le chef ? En tous cas, les autres, plus jeunes et plus âgés que lui, se méfient de lui. »
Anne Diaz

Il est vrai que la hiérarchie que l’on rencontre chez les chats est différente de celle entre chiens, ou même dans d’autres espèces animales. Chez le chat domestique, on observe de nombreux types de hiérarchie de dominance (linéaire, territoriale…). Ces systèmes ne sont pas figés et peuvent changer en fonction du contexte, de l’état physique et psychique des chats qui vivent ensemble, et évoluent aussi dans le temps.
Dans votre cas, je pense qu’il s’agit plutôt d’une hiérarchie territoriale. Il est possible que votre chat de trois ans ait pris le dessus sur les sept autres et a réussi à créer un système pour réguler le stress de la cohabitation et gérer l’espace dû. Il n’est jamais évident pour des chats de vivre ensemble, même s’ils sont castrés, ni de s’entendre comme on l’aimerait, c'est-à-dire sans interactions agressives. Il y a toujours des bagarres, même pour des chats qui s’entendent bien. Par son comportement, votre chat en impose aux autres et fait valoir ses droits : il fait régner un ordre pour que ce ne soit pas le chaos chez vous.
La communication chimique et les phéromones

La communication est l’émission par un individu (l’émetteur) d’un signal provoquant une réponse de la part d’un autre individu (le récepteur), la réaction étant bénéfique à l’émetteur, au récepteur ou aux deux.
Il existe différents modes de communication dans le monde vivant, mais seule la communication chimique y est universelle. Contrairement à la communication vocale par exemple, la communication chimique perdure dans le temps. Elle met en jeu des molécules chimiques appelées les phéromones. Ces dernières, à l’inverse des hormones, sont sécrétées à l’extérieur de l’organisme par des glandes spécifiques. Il existe différentes catégories de phéromones : les phéromones d’alarme, territoriales, sexuelles… de composition différente et chacune véhicule un message spécifique.
Chez le chat, des glandes situées notamment au niveau des commissures des lèvres, sur la tête, sur le flanc, sous les coussinets et à la base de la queue produisent un mélange de composés odorants spécifiques à chaque individu et qui constitue leur signature olfactive.
La communication chimique est perçue essentiellement par l’olfaction. N’oublions pas que le chat vit dans un véritable univers olfactif grâce à son odorat très bien développé.
Lorsque notre minou vient se frotter contre nos jambes, il y dépose son odeur. On nomme ce comportement : le marquage de familiarisation. On peut imaginer que c’est pour lui une manière amicale de nous intégrer dans son groupe social, et ainsi de témoigner son attachement envers nous. En se frottant contre nos meubles, il montre son intention de rendre familier son environnement.
Nous ne savons pas ce que le chat décode de nos phéromones ni de nos odeurs. Mais il est évident que nos minous sont de véritables « éponges » car sentent très bien lorsque nous sommes stressés, en colère ou joyeux, car notre odeur change. Par conséquent, ils adaptent leur comportement en fonction de notre état émotionnel.

Le chat : un animal territorial
Le chat est un chasseur solitaire, contrairement à d’autres espèces comme les lions et les chimpanzés qui chassent selon un mode coopératif. Il vit seul, se nourrit seul et sa vie est centrée sur son territoire.
Il faut distinguer le domaine vital du territoire. Le domaine vital est l’espace parcouru par l’individu au cours de sa vie quotidienne. Le territoire est une surface restreinte du domaine vital, délimitée (marquage) et défendu contre les congénères et/ou d’autres espèces. Le chat peut avoir plusieurs territoires qu’il défendra contre les intrusions.
La chatte possède un territoire inférieur à celui du chat mâle. Le territoire se divise en champs territoriaux : les champs d’activité (alimentation, chasse, jeux, reproduction), d’isolement (repos en solitaire) et les champs d’agression (conflits entre mâles), qui sont caractérisés par la proportion de temps accordée aux différents comportements.
Les domaines vitaux de différents chats peuvent s’entrecroiser. Les chats voisins peuvent à la rigueur utiliser le même chemin mais à des moments différents. Il y a véritablement une organisation temporelle des territoires. Quand il y a surpopulation et que les ressources alimentaires sont limitées, donc que les lieux fréquentés doivent être partagés comme c’est la cas en milieu urbain, il y a même des lieux de retrouvaille où les chats se jaugent et se sentent. En général, ce sont des lieux de nourrissage et de bons lieux de rencontre pour la reproduction. Le marquage du territoire permet d’éviter les conflits entre chats, très coûteux en énergie.


La vie entre chats
Etre chasseur solitaire n’empêche pas d’avoir une vie sociale élémentaire. Perpétuer l’espèce nécessite la rencontre des partenaires sexuels. On dit souvent que le chat est indépendant ou asocial. Il est vrai que le chat est plus territorial que social. L’attachement fort au territoire et l’attachement social faible est une règle générale : il existe bien évidemment des exceptions. En réalité, un chat naît avec une plasticité comportementale qui lui permet de développer des compétences sociales. La domestication a joué un véritable rôle en cela. En effet, le chat s’est rapproché de l’homme qui lui procurait nourriture, confort, sécurité mais également de l’affection. Pour qu’un chat devienne sociable, la génétique est primordiale, mais cette socialité doit être entretenue par l’environnement dans lequel il évolue.
Cependant, les chats ne vivent pas en véritables groupes sociaux. Les ordres sociaux (hiérarchie de dominance) qui s’établissent entre chats ne sont pas stables et dépendent du contexte. Vivre en groupe nécessite une organisation de l’espace et de l’accès aux ressources.
Dans la nature, les femelles s’organisent en groupes matriarcaux composés de la mère et de sa descendance (plusieurs générations), et forment ainsi de véritables pouponnières ou chatonneries. Les mâles adultes, eux, sont plutôt solitaires.
En zone urbaine, on assiste à des regroupements de chats mâles formant ce qu’on appelle : une fraternité. Dans ces groupes, il y a des dominants, des subordonnés et des alliances entre certains chats.
En appartement, l’organisation sociale entre les chats se fait par affinité : les chats doivent partager le même territoire, et s’ils ont la chance d’avoir une sociabilité entretenue, ils réussiront à cohabiter de manière pacifique (se toiletter mutuellement, dormir ensemble, manger côte à côte…). Il peut arriver qu’un chat prenne le dessus sur les autres, pour l’accès à une pièce, aux gamelles… On parle de hiérarchie de dominance quand un individu (le dominant) a priorité sur un autre (le subordonné). Mais ce système de hiérarchie n’est pas figé et peut évoluer au cours du temps. Il s’agit simplement pour les chats de gérer au mieux la cohabitation dans un territoire restreint.

Atout Chat juin 2007

Par Anne Trotzier, à 16h41 dans Atout Chat | 0 commentaire
Atout Chat

Psychochat
Pages 28, 29 et 30

Chapo :
Votre chat est un cas ! Anne Trotzier, éthologiste diplômée, se propose de nous expliquer pourquoi nos chats ont parfois des comportements qui nous laissent perplexes. Il ne s’agit pas d’une consultation à proprement parler mais plutôt d’une recherche de pistes en même temps qu’une découverte plus approfondie du métier de comportementaliste. Nous vous invitons donc à nous adresser vos questions. Il est important de donner un maximum d’informations sur votre chat, ses rapports avec vous, l’environnement dans lequel il vit et d’expliquer en détails comment se manifestent ses troubles de comportement.

Titre :
L’agressivité
« Bôo n’aime personne d’autre que nous ! »
« Nous vivons avec Bôo depuis près de cinq ans. C’est une jolie minette tigrée gris clair. Nous l’avons adoptée quand elle avait deux mois et demi. C’est un chat d’appartement, elle ne sort jamais sauf sur les balcons car nous habitons en centre ville. Elle vient d’être opérée il y a deux mois. Avec mon conjoint et moi, elle est adorable, très possessive… Seulement personne à part nous, ne peut l’approcher, elle grogne et attaque même. Nous venons d’avoir un petit bébé il y a cinq mois et depuis, c’est de pire en pire. Elle gratte partout malgré ses griffoirs, le pire c’est qu’elle urine partout, surtout dans les plantes et aussi sur les affaires du bébé…
Nous comprenons bien sûr qu’elle est jalouse car elle regarde notre fille de travers et ne s’en approche jamais, heureusement…
Il y a plus d’un an, nous avions adopté une autre petite chatte de deux mois en pensant que cela lui plairait d’avoir un peu de compagnie… Quelle erreur, elle m’a sauté à la gorge et a attaqué la petite chatte. Nous avons été obligés de la rendre au bout d’une semaine.
Je suis malheureuse car j’adore Bôo. Malgré tout. Mais aujourd’hui, c’est une catastrophe, je ne sais plus quoi faire… J’ai tout essayé, le poivre dans les plantes, sa litière est toujours propre… Comment faire, je ne veux pas être obligée de me séparer d’elle, je ne le supporterai pas. »
Céline Clavery
Anne Trotzier vous répond : Votre chatte Bôo semble très attachée à vous, signe peut-être d’un sevrage précoce. Nous ne pouvons pas parler de possessivité pour un chat car il s’agit là d’un sentiment propre à l’humain, mais nous parlerons plutôt d’hyper attachement.
L’agression d’autodéfense qu’elle exprime envers les personnes qui souhaitent l’approcher traduit sa peur et son inconfort. Elle essaye de se défendre et/ou de défendre son territoire. Dans ces cas-là, une solution serait avant tout d’éviter de punir ou de réprimander Bôo car cela pourrait renforcer sa peur, mais, au contraire, de la faire jouer pour rendre la situation plus agréable pour elle.
L’arrivée d’un bébé dans une famille peut s’avérer extrêmement stressante pour un chat : les pleurs, la restriction probable du territoire du chat (on peut être contraint d’interdire l’accès à une pièce où se trouve le bébé, alors que le chat avait l’habitude de venir s’y reposer auparavant), des nouvelles odeurs inquiétantes, et le nouveau venu qui accapare toute l’attention des parents.
Suite à un changement dans l’environnement, un chat peut ressentir le besoin d’évacuer la tension qu’il a accumulé : il a alors différents moyens, comme la malpropreté qui est un moyen naturel et efficace de se soulager, car cela renforce sa propre odeur (rassurante) dans son environnement.
En général, cela dure le temps que le chat s’adapte à cette nouvelle situation, mais à conditions de suivre ces consignes :
- Ne jamais réprimander le chat pour ses souillures. Il ne comprendra pas pourquoi on le punit quand il se décharge de son anxiété et cela pourrait en plus aggraver la situation.
- Le mettre dans une pièce où l’on évitera d’introduire l’enfant (afin qu’il n’y dépose pas ses odeurs si inquiétantes pour le chat).
- Ne jamais le forcer à venir sentir le bébé mais le laisser venir de lui-même.
Il faut savoir que les difficultés commencent quand le bébé se déplace (car il tire la queue, dérange le chat qui mange ou qui est dans sa litière…). Mais il faut être vigilant pour un nourrisson car il y a toujours un risque d’étouffement, donc la surveillance par les adultes est primordiale pour prévenir de tout accident.
Le fait que votre chatte urine sur les affaires du bébé révèle bien qu’elle a besoin de se rassurer et d’évacuer le stress en faisant disparaître cette odeur inquiétante. Mais, apparemment, ses souillures ne lui suffisent pas pour se rassurer, elle a également besoin de se faire les griffes pour déposer un peu partout son odeur.
Le chat est un animal qui a besoin de temps pour s’adapter à une nouvelle situation, d’autant plus selon sa sensibilité, mais il faut absolument éviter toute réprimande ou punition pour ne pas accroître l’anxiété que ressent votre chatte.
Je comprends votre désarroi mais sachez que pour vous aider et vous conseiller comme il le faut, il me faudrait un plus grand nombre d’informations (la vie de votre chatte, la chronologie des évènements, l’environnement, la relation entre vous et votre chatte…). Ainsi, si le problème avec Bôo persiste, n’hésitez pas à vous tourner vers un comportementaliste qui prendra le temps de vous écouter et se déplacer à votre domicile.

Encadré :
Comment se traduit l'anxiété chez un chat ?
L’homme et le chat vivent ensemble depuis des millénaires, mais notre vie actuelle peut se révéler très anxiogène pour notre félin adoré. Les symptômes d’anxiété sont divers et variés, et parfois difficiles à repérer comme tels.
Il existe tout d’abord l’anxiété ponctuelle liée à une situation précise telle qu’un déménagement par exemple. Cet évènement a provoqué du stress chez le chat et peut déclencher une salivation excessive, des tremblements, des diarrhées, de la malpropreté…Dès les habitudes du chat retrouvées, cette anxiété passagère disparaîtra.
Néanmoins, si des situations anxiogènes viennent à se répéter trop fréquemment, le chat, selon son caractère plus ou moins sensible, risque de s’enfoncer dans une forme d’anxiété plus grave, mais plus difficile à déceler : l’anxiété permanente. Il sera alors nécessaire d’identifier la source de l’anxiété pour la diminuer voire la faire disparaître complètement.
Cette anxiété s’installe pour une longue période et se traduit par un changement de comportement de votre animal : il peut rester prostré et ne plus vouloir bouger, avoir perdu l’appétit, mais il arrive également que votre chat vous réveille toutes les nuits avec ses miaulements répétitifs… D’autres comportements deviennent des exutoires pour soulager le chat du stress qui l’a envahi, comme : la malpropreté, l’automutilation (toilettage excessif), l’agressivité, se faire les griffes constamment, manger des objets non comestibles…
Tout le stress accumulé doit se décharger d’une manière ou d’une autre !
À présent, l’important est de tenter de trouver la ou les causes de l’anxiété. Tout d’abord, depuis quand paraît-il anxieux ? Il s’avère que des chats sont anxieux depuis toujours car durant leur enfance, ils n’ont pas eu les stimuli nécessaires pour être habitués à un grand nombre de situations différentes.
Avez-vous changé l’environnement du chat ? Nouveau rythme de travail ? Nouvel arrivant dans la famille (bébé, autre animal…) ? Un déménagement ?...
Sachez également que des punitions répétitives favorisent le développement d’une anxiété permanente chez votre minou.
Quelles sont les solutions ? Après avoir trouvé l’origine de l’anxiété, il faut s’attacher à diminuer voire éliminer la source du stress. Puis on sensibilise le chat de façon progressive en associant l’objet de ses craintes (bébé, bruit, propriétaires…) à des situations agréables telles que les jeux et les caresses. Il est important de mettre à disposition une pièce de repli pour le chat, où il pourra s’y réfugier et s’y reposer. Mais il est indispensable qu’aucun autre animal ou enfant n’y rentre.
Enfin, gardez à l’esprit qu’il faut agir le plus rapidement possible car l’anxiété détruit les défenses immunitaires de votre animal, le rendant ainsi plus fragile aux infections, maladies cardiaques et digestives.

Encadré :
Comment favoriser de bonnes relations entre les chats ?
La cohabitation entre plusieurs chats est parfois complexe et relève en premier lieu du caractère intrinsèque des chats. En effet, si les chats vivant ensemble ont une sociabilité entretenue, il y a de bonnes chances pour que la cohabitation se déroule dans les meilleures conditions. Ce qui favorise également le bon fonctionnement d’une cohabitation entre chats :
leur jeune âge des chats jeunes ? (moins de 2 ans), s’ils sont habitués à vivre avec d’autres chats, un territoire très grand et des chats très joueurs.
Une cohabitation est surtout une histoire d’atomes crochus ! On ne peut pas forcer un chat à vivre aux côtés d’un autre, s’il ne le tolère pas du tout et qu’on assiste sans cesse à des conflits assez sévères. Néanmoins, dans une nouvelle cohabitation, il est fort probable qu'il y ait d'abord de petits affrontements car il est rare que les deux chats soient déjà copains. Ces affrontements sont généralement de courtes durées mais peuvent tout de même être assez violents. Attention, il faut éviter d’intervenir !
Il faut procéder par étapes pour leur laisser le temps de s’habituer l’un à l’autre en douceur : laisser d’abord le nouveau chat dans une pièce quelques jours, puis lui permettre d’investiguer les autres pièces et enfin laisser les choses se faire sans intervenir.
Les signes d’une bonne cohabitation sont les suivants : ils investissent ensemble l’espace, ils dorment au moins dans la même pièce et peuvent aller jusqu’à dormir collés l’un contre l’autre ; ils se lèchent mutuellement ; ils jouent ensemble ; les courses-poursuites sont réciproques ; les attaques sont le plus souvent réciproques ; ils dorment d’un bon sommeil ; les bagarres sont silencieuses ; ils mangent côte à côte ; il y peu de distance entre les deux. Les signes d’une mauvaise cohabitation sont les suivants : restriction de l’espace pour l’un des chats ; l’un des chats semble se cacher, reste dans un coin (l’autre le guette) ; harcèlement de l’un par l’autre ; attaques unilatérales (toujours le même qui attaque) ; bagarres bruyantes (et occasionnant des blessures) mais rares ; les déplacements de l’un des chats ne semblent pas aisés ; multiplication de la communication (vocalises, postures).
Après une semaine seulement, il est impossible de savoir si les chats vont s’entendre ou non dans le futur. Seulement, une mauvaise entente est insupportable à vivre, tant pour eux que pour les maîtres. Dans ces cas là, il est préférable d’envisager de confier l’un des chats à un autre foyer. C’est aussi ça, aimer son/ses chats : c’est de ne pas les contraindre à cohabiter quand ils n’y parviennent pas.
C’est une source de stress si intense qu’il est important de contrôler leur appétit : s’ils cessent de manger, il faut tirer la sonnette d’alarme ! S’ils urinent un peu partout, c’est un signe d’anxiété ou même de dépression : les chats ne se tolèrent pas du tout. Il sera alors peut-être préférable de trouver un autre domicile pour le dernier venu.

Encadré :
Comment préparer son chat à accueillir votre bébé ?
L’arrivée d’un bébé dans une famille peut perturber le chat. Cet heureux évènement se prépare à l’avance. En effet, le chat sent très tôt qu’il se passe quelque chose : la future maman change de comportement (nausées, irritations, tensions dans le couple…) ce qui peut être source de stress pour le chat. D’autant plus vers la fin de la grossesse, où les choses s’accélèrent : aménagement de la chambre du bébé, travaux possibles… Le chat perd tous ses repères les uns après les autres.
C’est à ce moment-là qu’il faut réfléchir quant à la future cohabitation entre le chat et le bébé. Les précautions à prendre avant la venue du nourrisson sont essentielles si l’on ne veut pas que la situation s’envenime pour le chat, et par conséquent pour les maîtres :
- éviter de déplacer la litière, la gamelle et le lieu de repos du chat, avant et après la venue du bébé : ce sont des repères importants. Ou s’il n’y a pas le choix, le faire relativement tôt pour que le chat ait le temps de s’y habituer avant l’arrivée du bébé.
- faire des changements définitifs, par exemple dans l’aménagement de la chambre du bébé (changement incessant de la place des meubles). L’interdiction ou non de la chambre du bébé pour le chat est à la convenance de chacun mais il faut être systématique.
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