Pour le numéro de juillet :
« Nous sommes une famille de quatre personnes, nous avons deux chats qui dorment avec nous mais celui que l’on appelle « Mon chat » me lèche la tête presque toutes les nuits et uniquement moi, cela ne me dérange pas bien qu’il me réveille et qu’il me fasse mal avec sa langue. En fait, j’aimerais savoir pourquoi il a un tel comportement ? »
Denis Fay
Le chat est un animal opportuniste et s’est rapproché de l’homme car il a trouvé avec lui la nourriture, le confort, la sécurité et l’affection. Côté confort, il recherche des coins douillets et chauds pour s’y reposer. Le lit des humains a cette particularité, sans oublier nous-mêmes qui dégageons également de la chaleur et par là même attirons les chats à notre contact.
Les chats répondent à un rythme biologique différent de nous : à l’état naturel, ce sont des animaux plutôt nocturnes car leurs proies sont nocturnes. Il leur est donc vital d’être actif au cours de la nuit pendant laquelle le comportement de chasse prendra son cours. Cependant, il arrive fréquemment que le chat familier, par son rapprochement avec les hommes, s’habitue au rythme de ses propriétaires. Mais les heures instinctives du chat, pour lesquelles il aura un pic d’activité, peuvent subsister et se situent plus particulièrement à l’aube et au crépuscule. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entre nous se font réveiller toutes les nuits par leur boule de poils !!! Cette dernière peut se mettre à miauler à tue-tête, griffer contre la porte de la chambre…et d’autres ont trouvé le moyen de nous réveiller par des comportements plus amicaux comme les frottements ou les léchages. C’est le cas de votre chat qui, en suivant ainsi son propre rythme d’activité, vous démontre sa marque d’affection et d’attachement. Malheureusement, sa langue râpeuse au contact de la peau ne fait pas forcément du bien ! Il est probablement très sociable aux humains et attaché à vous en particulier. De plus, « Mon chat » a peut-être appris qu’en vous léchant, il vous réveillait et réussissait à vous faire lever pour que vous le nourrissiez. Ce n’est là qu’une hypothèse. Les chats sont loin d’être bêtes et trouvent les moyens de se faire comprendre auprès de nous. En effet, il existe un « langage » différent entre chaque dyade chat-propriétaire. Cette communication est fonction de la relation qui s’est instaurée au cours du temps entre les deux cohabitants.
« Nous avons toujours eu des chats très affectueux, qui ronronnaient très souvent mais le dernier que nous avons adopté est plutôt réservé à notre égard mais pas peureux et surtout, il ne ronronne jamais. Croyez-vous qu’il n’apprécie pas d’être chez nous ? Il avait 7/8 mois quand nous l’avons adopté, aujourd’hui il a un an et demi. En fait on ne sait pas trop comment il a vécu jusque-là, c’est une association qui l’a recueilli lors de la démolition d’un pavillon. Chez nous il peut aller et venir à sa guise et c’est vrai qu’il vit beaucoup dehors mais rentre malgré tout tous les soirs car nous l’avons habitué à manger le soir seulement, puis nous l’enfermons pour la nuit. Il se laisse caresser mais n’aime pas être retenu sur les genoux, et ne ronronne jamais ! »
Aliette Blanmaison
Il n’est jamais évident d’adopter un chat dont on ne connaît pas ni l’enfance ni l’histoire. Certains chats ont subi de tels traumatismes qu’il faut user de patience pour qu’il retrouve la confiance en leurs nouveaux maîtres.
N’oublions pas que chaque chat est différent car chacun a son propre caractère. En effet, il y a évidemment le patrimoine génétique qui est déterminant, mais également l’environnement dans lequel évolue le chat. Le caractère détermine beaucoup de choses, comme sa tolérance aux changements, son attachement à l’homme, son émotivité…
Ainsi, certains chats peuvent ronronner plus que d’autres : c’est simplement lié à leur caractère. Cela ne signifie en rien qu’ils portent plus d’affection à leurs cohabitants que les autres.
Il y a également des chats plus câlins que d’autres. Nous aimerions tous avoir des chats « pot de colle » qui seraient en permanence avec nous, hyper câlins…Seulement, les chats n’ont pas tous les mêmes besoins. Si votre chat est souvent dehors, c’est tout simplement qu’il trouve dehors de quoi satisfaire notamment sa dépense d’énergie et sa curiosité. Un chat qui ne se plait pas dans le lieu où il vit, ne se forcera pas à rester et cherchera un nouveau lieu de vie. Ce n’est pas le cas pour vous car il a trouvé dans votre maison la nourriture, le confort, la sécurité et l’affection. Côté affectif, il semble solliciter moins d’interactions avec vous que les chats que vous possédiez avant. S’il est comme ça depuis que vous l’avez, c’est qu’il a certainement moins besoin de caresses, de contacts…Il ne vous reste plus qu’à respecter ceci pour que votre chat en soit d’autant plus heureux, et vous par conséquent.
Titre : Les comportements de confort
Les comportements de confort sont les comportements qui améliorent le bien-être corporel et psychologique. On observe :
- le léchage, nettoyage et toilettage du pelage
- se faire les griffes
- le frottement du dos au sol
- l’étirement
- le bâillement
- le ronronnement
Encadré : Le ronronnement
Le ronronnement est un type de communication vocale. Il résulte de vibrations synchrones des muscles du larynx et du diaphragme. C’est un son de fréquence basse émis lors de l’inspiration et de l’expiration. Chaque individu possède une fréquence propre et la garde toute sa vie.
La plupart des félidés ronronnent : le puma, le guépard, le serval, le chat sauvage d’Eurasie…, mais le ronronnement, chez ces espèces, se limite essentiellement aux interactions entre la mère et ses petits, en particulier au moment de l’allaitement et des soins. Ce n’est plus le cas chez le chat domestique qui ronronne pratiquement toute sa vie, qu’il soit jeune ou vieux, en bonne santé ou malade, à jeun ou rassasié, détendu ou inquiet. Il existe évidemment des variations individuelles : certains chats ronronnent plus que d’autres.
On a souvent dit que le chat ronronne lorsqu’il est content, comme cela peut être le cas lorsque celui-ci est lové sur nos genoux. Le ronronnement est par là même devenu le symbole du bien-être du chat. De plus, il faut bien admettre que nous sommes particulièrement sensibles au ronronnement : il a un effet apaisant, plaisant et agréable. Mais pourquoi le chat ronronne-t-il lorsqu’il est malade, quand il est chez le vétérinaire, ou quand il souffre ? Est-ce un appel au secours, un moyen de se rassurer lui-même ? La réponse à cette question n’est pas encore réellement élucidée.
En tous les cas, le ronronnement, tel qu’il s’est développé pour le chat domestique, semble être la conséquence de cette cohabitation chat-homme et d’une communication entre nos deux espèces dans le cadre d’une relation affective. Des études ont montré les bienfaits que procurait le ronronnement sur notre bien-être !
Encadré : Le toilettage mutuel
Le toilettage représente une activité de confort très importante pour un chat. Ce dernier passe des heures par jour à se toiletter le pelage. Sa langue râpeuse permet de coiffer les poils, d’éliminer les parasites…mais il semblerait que ce comportement ait également un effet apaisant. Un chat anxieux ou qui s’ennuie y trouve un exutoire et peut se toiletter plus qu’un autre. Cela se traduit par un trouble du comportement appelé alopécie (ou toilettage excessif). Le toilettage peut également servir de diversion lorsque l’animal se trouve dans une situation difficile (lors d’un conflit par exemple) : cette activité de substitution permettrait aussi au chat de se détendre, en plus de ruser face à son adversaire.
Une toilette mutuelle a pour fonction de favoriser les relations entre individus dans le cadre d’une meilleure cohésion du groupe social, et de régulation des agressions sociales, comme on peut d’ailleurs l’observer chez les primates. La sociabilité de nos félins dépend de facteurs génétiques et des apprentissages. A vivre immergé en présence de ses congénères et d’humains, le chaton développe ses compétences sociales et a plus de chance d’être sociable. La proximité et le toilettage entre congénères sont deux paramètres qui traduisent ce besoin de contact social. Avec les humains, un chat avec une sociabilité entretenue, recherche activement la compagnie humaine et montrent alors des signes d’affection et d’attachement : frottements amicaux, sollicitations aux caresses et léchages.
Encadré : Le repos et le sommeil
Comme tous les prédateurs carnivores pour lesquels l’activité de chasse est très coûteuse en énergie, le chat est un grand dormeur. C’est un véritable inconditionnel de la sieste. Quand il ne chasse pas ou ne se lave pas, il dort en moyenne 16 heures par jour ! De quoi laisser rêveur….
Il étale ses temps de repos en dormant ou somnolant pendant plusieurs périodes du jour et de la nuit. Néanmoins, lorsqu'il vit à nos côtés, il s'adapte à notre mode de vie et dort beaucoup plus la nuit que le jour. Parmi la population féline, les animaux ayant le plus besoin de dormir sont les chatons et les chats seniors.
Comme pour tous les mammifères, le sommeil est constitué de différentes phases : chez le chat, on passe de la veille attentive (le chat garde souvent un œil ouvert) au sommeil paradoxal (ou sommeil des rêves). Parmi tous les animaux, le chat est celui dont le sommeil est le plus riche en phases « paradoxales », durant lesquelles le corps est animé de soubresauts mimant ses mouvements éveillés et il est facile d’en conclure que le chat rêve, comme nous, de ses activités de la journée.
A l'instar des nombreuses heures pendant lesquelles il se repose, le chat possède également tout un panel de positions lors de son sommeil : roulé en boule, installé en sphinx ou étendu de tout son long, il adopte préférentiellement l'une ou l'autre position en fonction notamment de la température extérieure ou de la nature de son sommeil. Un sommeil profond accompagné d'un relâchement musculaire intense se traduira en général par une position étendue sur le côté, alors que lors d'une petite sieste, le chat se tiendra volontiers en sphinx.
Certains chats préfèrent dormir seuls, d’autres aiment la compagnie et le contact. Beaucoup d’entre nous ont peut-être honte de dire qu’ils dorment en compagnie de leur chat. Or, il n’y a aucun mal à permettre à son animal de trouver le confort adéquat et le contact chaleureux pour qu’il se sente bien. Bien évidemment, le bénéfice est réciproque car pour nous c’est très rassurant et apaisant de sentir le corps de son chat se blottir contre nous. Le chat s’installe pour sa plus grande aisance sur la personne ou près d’elle, mais toujours en contact par une partie de son corps. Dormir ensemble, en proximité ou contact, est un signe d’attachement et d’affiliation.
Le sommeil du chat peut, comme tout comportement, être le sujet de perturbations diverses dues à l’âge du chat, la chaleur, l’anxiété, le mal-être…A l’inverse, il peut troubler celui des maîtres : en effet, il suit son propre rythme, avec des éveils possibles régulièrement, et une activation des comportements de grooming (toilettage) à l’aube.
« Nous sommes une famille de quatre personnes, nous avons deux chats qui dorment avec nous mais celui que l’on appelle « Mon chat » me lèche la tête presque toutes les nuits et uniquement moi, cela ne me dérange pas bien qu’il me réveille et qu’il me fasse mal avec sa langue. En fait, j’aimerais savoir pourquoi il a un tel comportement ? »
Denis Fay
Le chat est un animal opportuniste et s’est rapproché de l’homme car il a trouvé avec lui la nourriture, le confort, la sécurité et l’affection. Côté confort, il recherche des coins douillets et chauds pour s’y reposer. Le lit des humains a cette particularité, sans oublier nous-mêmes qui dégageons également de la chaleur et par là même attirons les chats à notre contact.
Les chats répondent à un rythme biologique différent de nous : à l’état naturel, ce sont des animaux plutôt nocturnes car leurs proies sont nocturnes. Il leur est donc vital d’être actif au cours de la nuit pendant laquelle le comportement de chasse prendra son cours. Cependant, il arrive fréquemment que le chat familier, par son rapprochement avec les hommes, s’habitue au rythme de ses propriétaires. Mais les heures instinctives du chat, pour lesquelles il aura un pic d’activité, peuvent subsister et se situent plus particulièrement à l’aube et au crépuscule. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entre nous se font réveiller toutes les nuits par leur boule de poils !!! Cette dernière peut se mettre à miauler à tue-tête, griffer contre la porte de la chambre…et d’autres ont trouvé le moyen de nous réveiller par des comportements plus amicaux comme les frottements ou les léchages. C’est le cas de votre chat qui, en suivant ainsi son propre rythme d’activité, vous démontre sa marque d’affection et d’attachement. Malheureusement, sa langue râpeuse au contact de la peau ne fait pas forcément du bien ! Il est probablement très sociable aux humains et attaché à vous en particulier. De plus, « Mon chat » a peut-être appris qu’en vous léchant, il vous réveillait et réussissait à vous faire lever pour que vous le nourrissiez. Ce n’est là qu’une hypothèse. Les chats sont loin d’être bêtes et trouvent les moyens de se faire comprendre auprès de nous. En effet, il existe un « langage » différent entre chaque dyade chat-propriétaire. Cette communication est fonction de la relation qui s’est instaurée au cours du temps entre les deux cohabitants.
« Nous avons toujours eu des chats très affectueux, qui ronronnaient très souvent mais le dernier que nous avons adopté est plutôt réservé à notre égard mais pas peureux et surtout, il ne ronronne jamais. Croyez-vous qu’il n’apprécie pas d’être chez nous ? Il avait 7/8 mois quand nous l’avons adopté, aujourd’hui il a un an et demi. En fait on ne sait pas trop comment il a vécu jusque-là, c’est une association qui l’a recueilli lors de la démolition d’un pavillon. Chez nous il peut aller et venir à sa guise et c’est vrai qu’il vit beaucoup dehors mais rentre malgré tout tous les soirs car nous l’avons habitué à manger le soir seulement, puis nous l’enfermons pour la nuit. Il se laisse caresser mais n’aime pas être retenu sur les genoux, et ne ronronne jamais ! »
Aliette Blanmaison
Il n’est jamais évident d’adopter un chat dont on ne connaît pas ni l’enfance ni l’histoire. Certains chats ont subi de tels traumatismes qu’il faut user de patience pour qu’il retrouve la confiance en leurs nouveaux maîtres.
N’oublions pas que chaque chat est différent car chacun a son propre caractère. En effet, il y a évidemment le patrimoine génétique qui est déterminant, mais également l’environnement dans lequel évolue le chat. Le caractère détermine beaucoup de choses, comme sa tolérance aux changements, son attachement à l’homme, son émotivité…
Ainsi, certains chats peuvent ronronner plus que d’autres : c’est simplement lié à leur caractère. Cela ne signifie en rien qu’ils portent plus d’affection à leurs cohabitants que les autres.
Il y a également des chats plus câlins que d’autres. Nous aimerions tous avoir des chats « pot de colle » qui seraient en permanence avec nous, hyper câlins…Seulement, les chats n’ont pas tous les mêmes besoins. Si votre chat est souvent dehors, c’est tout simplement qu’il trouve dehors de quoi satisfaire notamment sa dépense d’énergie et sa curiosité. Un chat qui ne se plait pas dans le lieu où il vit, ne se forcera pas à rester et cherchera un nouveau lieu de vie. Ce n’est pas le cas pour vous car il a trouvé dans votre maison la nourriture, le confort, la sécurité et l’affection. Côté affectif, il semble solliciter moins d’interactions avec vous que les chats que vous possédiez avant. S’il est comme ça depuis que vous l’avez, c’est qu’il a certainement moins besoin de caresses, de contacts…Il ne vous reste plus qu’à respecter ceci pour que votre chat en soit d’autant plus heureux, et vous par conséquent.
Titre : Les comportements de confort
Les comportements de confort sont les comportements qui améliorent le bien-être corporel et psychologique. On observe :
- le léchage, nettoyage et toilettage du pelage
- se faire les griffes
- le frottement du dos au sol
- l’étirement
- le bâillement
- le ronronnement
Encadré : Le ronronnement
Le ronronnement est un type de communication vocale. Il résulte de vibrations synchrones des muscles du larynx et du diaphragme. C’est un son de fréquence basse émis lors de l’inspiration et de l’expiration. Chaque individu possède une fréquence propre et la garde toute sa vie.
La plupart des félidés ronronnent : le puma, le guépard, le serval, le chat sauvage d’Eurasie…, mais le ronronnement, chez ces espèces, se limite essentiellement aux interactions entre la mère et ses petits, en particulier au moment de l’allaitement et des soins. Ce n’est plus le cas chez le chat domestique qui ronronne pratiquement toute sa vie, qu’il soit jeune ou vieux, en bonne santé ou malade, à jeun ou rassasié, détendu ou inquiet. Il existe évidemment des variations individuelles : certains chats ronronnent plus que d’autres.
On a souvent dit que le chat ronronne lorsqu’il est content, comme cela peut être le cas lorsque celui-ci est lové sur nos genoux. Le ronronnement est par là même devenu le symbole du bien-être du chat. De plus, il faut bien admettre que nous sommes particulièrement sensibles au ronronnement : il a un effet apaisant, plaisant et agréable. Mais pourquoi le chat ronronne-t-il lorsqu’il est malade, quand il est chez le vétérinaire, ou quand il souffre ? Est-ce un appel au secours, un moyen de se rassurer lui-même ? La réponse à cette question n’est pas encore réellement élucidée.
En tous les cas, le ronronnement, tel qu’il s’est développé pour le chat domestique, semble être la conséquence de cette cohabitation chat-homme et d’une communication entre nos deux espèces dans le cadre d’une relation affective. Des études ont montré les bienfaits que procurait le ronronnement sur notre bien-être !
Encadré : Le toilettage mutuel
Le toilettage représente une activité de confort très importante pour un chat. Ce dernier passe des heures par jour à se toiletter le pelage. Sa langue râpeuse permet de coiffer les poils, d’éliminer les parasites…mais il semblerait que ce comportement ait également un effet apaisant. Un chat anxieux ou qui s’ennuie y trouve un exutoire et peut se toiletter plus qu’un autre. Cela se traduit par un trouble du comportement appelé alopécie (ou toilettage excessif). Le toilettage peut également servir de diversion lorsque l’animal se trouve dans une situation difficile (lors d’un conflit par exemple) : cette activité de substitution permettrait aussi au chat de se détendre, en plus de ruser face à son adversaire.
Une toilette mutuelle a pour fonction de favoriser les relations entre individus dans le cadre d’une meilleure cohésion du groupe social, et de régulation des agressions sociales, comme on peut d’ailleurs l’observer chez les primates. La sociabilité de nos félins dépend de facteurs génétiques et des apprentissages. A vivre immergé en présence de ses congénères et d’humains, le chaton développe ses compétences sociales et a plus de chance d’être sociable. La proximité et le toilettage entre congénères sont deux paramètres qui traduisent ce besoin de contact social. Avec les humains, un chat avec une sociabilité entretenue, recherche activement la compagnie humaine et montrent alors des signes d’affection et d’attachement : frottements amicaux, sollicitations aux caresses et léchages.
Encadré : Le repos et le sommeil
Comme tous les prédateurs carnivores pour lesquels l’activité de chasse est très coûteuse en énergie, le chat est un grand dormeur. C’est un véritable inconditionnel de la sieste. Quand il ne chasse pas ou ne se lave pas, il dort en moyenne 16 heures par jour ! De quoi laisser rêveur….
Il étale ses temps de repos en dormant ou somnolant pendant plusieurs périodes du jour et de la nuit. Néanmoins, lorsqu'il vit à nos côtés, il s'adapte à notre mode de vie et dort beaucoup plus la nuit que le jour. Parmi la population féline, les animaux ayant le plus besoin de dormir sont les chatons et les chats seniors.
Comme pour tous les mammifères, le sommeil est constitué de différentes phases : chez le chat, on passe de la veille attentive (le chat garde souvent un œil ouvert) au sommeil paradoxal (ou sommeil des rêves). Parmi tous les animaux, le chat est celui dont le sommeil est le plus riche en phases « paradoxales », durant lesquelles le corps est animé de soubresauts mimant ses mouvements éveillés et il est facile d’en conclure que le chat rêve, comme nous, de ses activités de la journée.
A l'instar des nombreuses heures pendant lesquelles il se repose, le chat possède également tout un panel de positions lors de son sommeil : roulé en boule, installé en sphinx ou étendu de tout son long, il adopte préférentiellement l'une ou l'autre position en fonction notamment de la température extérieure ou de la nature de son sommeil. Un sommeil profond accompagné d'un relâchement musculaire intense se traduira en général par une position étendue sur le côté, alors que lors d'une petite sieste, le chat se tiendra volontiers en sphinx.
Certains chats préfèrent dormir seuls, d’autres aiment la compagnie et le contact. Beaucoup d’entre nous ont peut-être honte de dire qu’ils dorment en compagnie de leur chat. Or, il n’y a aucun mal à permettre à son animal de trouver le confort adéquat et le contact chaleureux pour qu’il se sente bien. Bien évidemment, le bénéfice est réciproque car pour nous c’est très rassurant et apaisant de sentir le corps de son chat se blottir contre nous. Le chat s’installe pour sa plus grande aisance sur la personne ou près d’elle, mais toujours en contact par une partie de son corps. Dormir ensemble, en proximité ou contact, est un signe d’attachement et d’affiliation.
Le sommeil du chat peut, comme tout comportement, être le sujet de perturbations diverses dues à l’âge du chat, la chaleur, l’anxiété, le mal-être…A l’inverse, il peut troubler celui des maîtres : en effet, il suit son propre rythme, avec des éveils possibles régulièrement, et une activation des comportements de grooming (toilettage) à l’aube.




















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