06 février 2012


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Blog - 2007/08
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Atout Chat juillet 2007

Par Anne Trotzier, à 16h43 dans Atout Chat | 0 commentaire
Pour le numéro de juillet :


« Nous sommes une famille de quatre personnes, nous avons deux chats qui dorment avec nous mais celui que l’on appelle « Mon chat » me lèche la tête presque toutes les nuits et uniquement moi, cela ne me dérange pas bien qu’il me réveille et qu’il me fasse mal avec sa langue. En fait, j’aimerais savoir pourquoi il a un tel comportement ? »
Denis Fay


Le chat est un animal opportuniste et s’est rapproché de l’homme car il a trouvé avec lui la nourriture, le confort, la sécurité et l’affection. Côté confort, il recherche des coins douillets et chauds pour s’y reposer. Le lit des humains a cette particularité, sans oublier nous-mêmes qui dégageons également de la chaleur et par là même attirons les chats à notre contact.
Les chats répondent à un rythme biologique différent de nous : à l’état naturel, ce sont des animaux plutôt nocturnes car leurs proies sont nocturnes. Il leur est donc vital d’être actif au cours de la nuit pendant laquelle le comportement de chasse prendra son cours. Cependant, il arrive fréquemment que le chat familier, par son rapprochement avec les hommes, s’habitue au rythme de ses propriétaires. Mais les heures instinctives du chat, pour lesquelles il aura un pic d’activité, peuvent subsister et se situent plus particulièrement à l’aube et au crépuscule. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entre nous se font réveiller toutes les nuits par leur boule de poils !!! Cette dernière peut se mettre à miauler à tue-tête, griffer contre la porte de la chambre…et d’autres ont trouvé le moyen de nous réveiller par des comportements plus amicaux comme les frottements ou les léchages. C’est le cas de votre chat qui, en suivant ainsi son propre rythme d’activité, vous démontre sa marque d’affection et d’attachement. Malheureusement, sa langue râpeuse au contact de la peau ne fait pas forcément du bien ! Il est probablement très sociable aux humains et attaché à vous en particulier. De plus, « Mon chat » a peut-être appris qu’en vous léchant, il vous réveillait et réussissait à vous faire lever pour que vous le nourrissiez. Ce n’est là qu’une hypothèse. Les chats sont loin d’être bêtes et trouvent les moyens de se faire comprendre auprès de nous. En effet, il existe un « langage » différent entre chaque dyade chat-propriétaire. Cette communication est fonction de la relation qui s’est instaurée au cours du temps entre les deux cohabitants.

« Nous avons toujours eu des chats très affectueux, qui ronronnaient très souvent mais le dernier que nous avons adopté est plutôt réservé à notre égard mais pas peureux et surtout, il ne ronronne jamais. Croyez-vous qu’il n’apprécie pas d’être chez nous ? Il avait 7/8 mois quand nous l’avons adopté, aujourd’hui il a un an et demi. En fait on ne sait pas trop comment il a vécu jusque-là, c’est une association qui l’a recueilli lors de la démolition d’un pavillon. Chez nous il peut aller et venir à sa guise et c’est vrai qu’il vit beaucoup dehors mais rentre malgré tout tous les soirs car nous l’avons habitué à manger le soir seulement, puis nous l’enfermons pour la nuit. Il se laisse caresser mais n’aime pas être retenu sur les genoux, et ne ronronne jamais ! »
Aliette Blanmaison

Il n’est jamais évident d’adopter un chat dont on ne connaît pas ni l’enfance ni l’histoire. Certains chats ont subi de tels traumatismes qu’il faut user de patience pour qu’il retrouve la confiance en leurs nouveaux maîtres.
N’oublions pas que chaque chat est différent car chacun a son propre caractère. En effet, il y a évidemment le patrimoine génétique qui est déterminant, mais également l’environnement dans lequel évolue le chat. Le caractère détermine beaucoup de choses, comme sa tolérance aux changements, son attachement à l’homme, son émotivité…
Ainsi, certains chats peuvent ronronner plus que d’autres : c’est simplement lié à leur caractère. Cela ne signifie en rien qu’ils portent plus d’affection à leurs cohabitants que les autres.
Il y a également des chats plus câlins que d’autres. Nous aimerions tous avoir des chats « pot de colle » qui seraient en permanence avec nous, hyper câlins…Seulement, les chats n’ont pas tous les mêmes besoins. Si votre chat est souvent dehors, c’est tout simplement qu’il trouve dehors de quoi satisfaire notamment sa dépense d’énergie et sa curiosité. Un chat qui ne se plait pas dans le lieu où il vit, ne se forcera pas à rester et cherchera un nouveau lieu de vie. Ce n’est pas le cas pour vous car il a trouvé dans votre maison la nourriture, le confort, la sécurité et l’affection. Côté affectif, il semble solliciter moins d’interactions avec vous que les chats que vous possédiez avant. S’il est comme ça depuis que vous l’avez, c’est qu’il a certainement moins besoin de caresses, de contacts…Il ne vous reste plus qu’à respecter ceci pour que votre chat en soit d’autant plus heureux, et vous par conséquent.


Titre : Les comportements de confort
Les comportements de confort sont les comportements qui améliorent le bien-être corporel et psychologique. On observe :
- le léchage, nettoyage et toilettage du pelage
- se faire les griffes
- le frottement du dos au sol
- l’étirement
- le bâillement
- le ronronnement

Encadré : Le ronronnement

Le ronronnement est un type de communication vocale. Il résulte de vibrations synchrones des muscles du larynx et du diaphragme. C’est un son de fréquence basse émis lors de l’inspiration et de l’expiration. Chaque individu possède une fréquence propre et la garde toute sa vie.
La plupart des félidés ronronnent : le puma, le guépard, le serval, le chat sauvage d’Eurasie…, mais le ronronnement, chez ces espèces, se limite essentiellement aux interactions entre la mère et ses petits, en particulier au moment de l’allaitement et des soins. Ce n’est plus le cas chez le chat domestique qui ronronne pratiquement toute sa vie, qu’il soit jeune ou vieux, en bonne santé ou malade, à jeun ou rassasié, détendu ou inquiet. Il existe évidemment des variations individuelles : certains chats ronronnent plus que d’autres.
On a souvent dit que le chat ronronne lorsqu’il est content, comme cela peut être le cas lorsque celui-ci est lové sur nos genoux. Le ronronnement est par là même devenu le symbole du bien-être du chat. De plus, il faut bien admettre que nous sommes particulièrement sensibles au ronronnement : il a un effet apaisant, plaisant et agréable. Mais pourquoi le chat ronronne-t-il lorsqu’il est malade, quand il est chez le vétérinaire, ou quand il souffre ? Est-ce un appel au secours, un moyen de se rassurer lui-même ? La réponse à cette question n’est pas encore réellement élucidée.
En tous les cas, le ronronnement, tel qu’il s’est développé pour le chat domestique, semble être la conséquence de cette cohabitation chat-homme et d’une communication entre nos deux espèces dans le cadre d’une relation affective. Des études ont montré les bienfaits que procurait le ronronnement sur notre bien-être !

Encadré : Le toilettage mutuel

Le toilettage représente une activité de confort très importante pour un chat. Ce dernier passe des heures par jour à se toiletter le pelage. Sa langue râpeuse permet de coiffer les poils, d’éliminer les parasites…mais il semblerait que ce comportement ait également un effet apaisant. Un chat anxieux ou qui s’ennuie y trouve un exutoire et peut se toiletter plus qu’un autre. Cela se traduit par un trouble du comportement appelé alopécie (ou toilettage excessif). Le toilettage peut également servir de diversion lorsque l’animal se trouve dans une situation difficile (lors d’un conflit par exemple) : cette activité de substitution permettrait aussi au chat de se détendre, en plus de ruser face à son adversaire.
Une toilette mutuelle a pour fonction de favoriser les relations entre individus dans le cadre d’une meilleure cohésion du groupe social, et de régulation des agressions sociales, comme on peut d’ailleurs l’observer chez les primates. La sociabilité de nos félins dépend de facteurs génétiques et des apprentissages. A vivre immergé en présence de ses congénères et d’humains, le chaton développe ses compétences sociales et a plus de chance d’être sociable. La proximité et le toilettage entre congénères sont deux paramètres qui traduisent ce besoin de contact social. Avec les humains, un chat avec une sociabilité entretenue, recherche activement la compagnie humaine et montrent alors des signes d’affection et d’attachement : frottements amicaux, sollicitations aux caresses et léchages.

Encadré : Le repos et le sommeil

Comme tous les prédateurs carnivores pour lesquels l’activité de chasse est très coûteuse en énergie, le chat est un grand dormeur. C’est un véritable inconditionnel de la sieste. Quand il ne chasse pas ou ne se lave pas, il dort en moyenne 16 heures par jour ! De quoi laisser rêveur….
Il étale ses temps de repos en dormant ou somnolant pendant plusieurs périodes du jour et de la nuit. Néanmoins, lorsqu'il vit à nos côtés, il s'adapte à notre mode de vie et dort beaucoup plus la nuit que le jour. Parmi la population féline, les animaux ayant le plus besoin de dormir sont les chatons et les chats seniors.
Comme pour tous les mammifères, le sommeil est constitué de différentes phases : chez le chat, on passe de la veille attentive (le chat garde souvent un œil ouvert) au sommeil paradoxal (ou sommeil des rêves). Parmi tous les animaux, le chat est celui dont le sommeil est le plus riche en phases « paradoxales », durant lesquelles le corps est animé de soubresauts mimant ses mouvements éveillés et il est facile d’en conclure que le chat rêve, comme nous, de ses activités de la journée.
A l'instar des nombreuses heures pendant lesquelles il se repose, le chat possède également tout un panel de positions lors de son sommeil : roulé en boule, installé en sphinx ou étendu de tout son long, il adopte préférentiellement l'une ou l'autre position en fonction notamment de la température extérieure ou de la nature de son sommeil. Un sommeil profond accompagné d'un relâchement musculaire intense se traduira en général par une position étendue sur le côté, alors que lors d'une petite sieste, le chat se tiendra volontiers en sphinx.
Certains chats préfèrent dormir seuls, d’autres aiment la compagnie et le contact. Beaucoup d’entre nous ont peut-être honte de dire qu’ils dorment en compagnie de leur chat. Or, il n’y a aucun mal à permettre à son animal de trouver le confort adéquat et le contact chaleureux pour qu’il se sente bien. Bien évidemment, le bénéfice est réciproque car pour nous c’est très rassurant et apaisant de sentir le corps de son chat se blottir contre nous. Le chat s’installe pour sa plus grande aisance sur la personne ou près d’elle, mais toujours en contact par une partie de son corps. Dormir ensemble, en proximité ou contact, est un signe d’attachement et d’affiliation.
Le sommeil du chat peut, comme tout comportement, être le sujet de perturbations diverses dues à l’âge du chat, la chaleur, l’anxiété, le mal-être…A l’inverse, il peut troubler celui des maîtres : en effet, il suit son propre rythme, avec des éveils possibles régulièrement, et une activation des comportements de grooming (toilettage) à l’aube.

Les chiens dits "dangereux" (suite)

Par Anne Trotzier, à 16h38 dans Actualités | 0 commentaire
Beaucoup de personnes voient les chiens type molosses comme des monstres car ils font peur, ils sont agressifs! Mais ils ne sont pas nés pour remplir un tableau de chasse. C'est ce que l'homme fait de tels chiens qui est à bannir: les combats entre Pittbulls dans les caves des immeubles existent toujours, les croisements non réfléchis entre chiens ont fait naitre des chiens avec des tares...

Ces chiens peuvent aussi être de bonnes pâtes, des bons chiens de compagnie. Ce qui est dangereux c'est ce que l'homme a fait et continue à faire avec des chiens aussi puissants: il est évident qu'une morsure de Rottweiler est bien plus impressionnante et peut provoquer des dégâts importants, en comparaison avec une morsure de caniche!
Si vous ne le savez pas encore, les chiens de race qui mordent statistiquement le plus en France sont les labradors, bergers allemands ou caniches... Ah oui, ça vous surprend?
Moi non. Beaucoup de morsures peuvent être évitées. En effet, un chien bien équilibré menace avant de passer à la phase d'agression proprement dite: il va aboyer, grogner, montrer les crocs, regarder fixement... Aussi c'est à nous, humains, de comprendre la menace comme un moyen d'éviter les morsures. Aucun chien ne mord sans raison!
Il prévient avec ses moyens qu'il se trouve dans une situation d'inconfort (il a peur, il a mal...) et que si on continue, il va mordre.

J'aimerais insisiter sur le fait que nous ne savons rien des circonstances exactes de l'accident qui ont provoqué la mort de ce bébé, ni du caractère du chien, de son enfance, de ses conditions d'élevage, de son mode de vie, de son environnement familier, ni de sa relation avec les propriétaires, les autres personnes, les enfants...? Il est donc très difficile d'en déduire quoi que ce soit sur ce chien (un American Staff).

Les chiens dits "dangeureux"

Par Anne Trotzier, à 16h36 dans Actualités | 0 commentaire
En fait divers, le décès d'une petite fille de 18 mois par un chien dit "dangereux".
Un nouvel accident qui relance la polémique sur la dangerosité potentielle des chiens de catégories 1 et 2.


Article paru dans le journal "Le Monde" du lundi 27 août 2007:
Michèle Alliot-Marie demande que soient interdits certains croisements de chiens


Après le décès dimanche d'une fillette mordue par un chien de combat, issu du croisement de bouledogue et de terrier, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a tenu, lundi 27 août, une réunion consacrée à "l'évaluation de la législation sur les chiens dangereux et les éventuelles mesures à envisager".

La ministre a demandé que soient interdits "certains croisements de chiens" dangereux avec une autre race qui le serait moins, citant à ce sujet un "croisement de labrador avec un boxer". Elle a déclaré avoir ordonné des "contrôles plus importants de l'importation des animaux" dangereux notamment en provenance d'Europe de l'Est, demandé"une meilleure prévention notamment dans la sphère privée" et une "évaluation" des trois lois déjà existantes concernant les chiens dangereux, votées en 1999, 2000 et 2007.

DÉJÀ TROIS LOIS SUR LES CHIENS DANGEREUX
La loi prévention de la délinquance du 5 mars 2007 comportait en effet de nouvelles dispositions votées par les parlementaires en novembre 2006 à la suite, déjà, d'un fait divers mortel mettant en cause un chien dangereux. Cette loi classe les chiens susceptibles d'être dangereux en deux catégories. Une première regroupe "les chiens d'attaque" dont le maître ne peut retracer l'origine par un document, comme le livre généalogique reconnu par le ministère de l'agriculture. Sont concernés les chiens communément appelés pitbulls. La seconde catégorie concerne les "chiens de garde ou de défense" inscrits au Livre des origines françaises, comme les rottweilers.
La loi a porté à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende la détention sans autorisation d'un chien de première ou deuxième catégorie : leur détention doit être déclarée en mairie. La loi rend par ailleurs obligatoire l'obtention d'une "évaluation comportementale" par un vétérinaire lors de l'achat de chiens de première et deuxième catégories.

L'enfant et le chien

Par Anne Trotzier, à 16h33 dans Relation enfant-chien | 0 commentaire
L’enfant et le chien: grandir ensemble sans risques

Connaître les risques
Le rôle de confident que peut jouer le chien, le support éducatif qu’il devient quand le petit d’homme découvre à travers lui « les choses de la vie » ou encore le compagnon de jeu qu’il peut être, sont un aperçu des raisons qui peuvent conduire à intégrer un quadrupède canin au sein de la famille.

Ce document est justement destiné à favoriser l’émergence des bénéfices de cette relation si particulière qui lie l’enfant et le chien. Pour vous aider dans cette aventure familiale, je vous propose de faire la lumière, à leur juste mesure, sur les risques possibles. De cette manière, vous pourrez protéger efficacement votre enfant, pour qu’il puisse s’épanouir au mieux à travers chacune de ses rencontres avec un chien.

Considérer le chien comme un risque domestique
La capacité de tous chiens à mordre (ultime passage à l’acte qui peut être évité avec un minimum de connaissances et de précautions), quelque soit, son apparence physique, son âge, son sexe, représente une condition suffisante qui doit nous amener à considérer cet animal comme tout autre risque domestique dont il faut protéger l’enfant.

Les informations et les conseils présentés dans ce document vont vous permettre de proposer à votre enfant un cadre sécurisant dans sa relation avec les chiens.

Comprendre une conduite agressive
L’absence de distinction entre les termes de menace et de morsure représente une source d’erreur importante quand il s’agit d’évoquer les comportements d’agression chez le chien. Or, la menace à justement pour fonction d’éviter la morsure.

Une meilleure compréhension des conduites agressives permet d’établir entre l’enfant et le chien une relation cohérente, comprise par l’un comme par l’autre, qui permet notamment d’éviter l’apparition de ces situations d’agression.

Reconnaître et identifier les premiers signes de menace
Le chien utilise un ensemble de postures corporelles, de mimiques faciales et de vocalises qui traduisent notamment l’expression de ses émotions (peur, colère, etc…). Le chien qui gronde, dont le poil s’hérisse sur le dos et surtout qui fixe son regard sur l’individu menacé indique clairement que la situation doit s’apaiser rapidement.

Les premiers signes de menace sont suffisants pour agir rapidement afin d’apaiser la situation et protéger l’enfant des risques d’une morsure (reportez-vous à la notion de distance critique présentée en dernière partie de ce document).

Prévenir les situations à risque
Pour qu’un chien n’ait d’autre choix que de menacer un membre de la famille et l’enfant en particulier, il faut qu’il soit placé dans une situation spécifique. L’éthologiste américain Moyer a proposé en 1969 une classification des comportements d’agression. Cette classification met notamment en évidence que la peur (que peut ressentir par exemple un chien qui n’est pas habitué aux enfants), l’irritation (qui survient notamment quand un chien est harcelé par un enfant), la douleur (qui peut accompagner la vieillesse d’un chien), la frustration ou la privation (qu’un enfant peut créer involontairement en jouant par exemple) sont autant d’éléments qui peuvent déclencher une agression chez le chien.

Bien connaître le niveau de tolérance de son chien et/ou éviter de le placer dans une des situations présentées précédemment est un moyen efficace pour éviter de déclencher un comportement d’agression.

Prévenir les risques

· Avant la naissance
Organiser votre vie de famille
L’annonce heureuse de la naissance prochaine d’un enfant est un moment propice pour définir en famille une organisation de la vie quotidienne qui prend en compte les risques d’une relation entre l’enfant et le chien.
Faire une évaluation avec l’aide éventuelle d’un comportementaliste pourra vous permettre d’envisager sereinement la cohabitation à venir entre votre enfant et un chien.

· L’arrivée de bébé

Aménagez un espace protégé pour votre enfant
A son arrivée à la maison, votre bébé qui est encore très dépendant de sa maman est du même coup efficacement protégé des risques liés à sa relation avec le chien de la famille. Une fois passé l’étonnement des nouvelles odeurs et vocalises qui accompagnent le nouveau-né, votre chien va s’habituer progressivement à cette nouvelle présence. Les risques seront limités dans la mesure où vous prendrez soin de ne pas exposer inutilement votre enfant au contact du chien.
Le choix d’une pièce dédiée à votre bébé auquel votre chien n’aura pas accès est une garantie de sécurité efficace.

· Les premiers pas
Accompagnez votre enfant dans ses premières explorations
La période où votre enfant commence à se déplacer seul demande une attention particulière. En effet, les premiers pas maladroits de bébé qui lui permettent de conquérir des espaces nouveaux dans la maison, le conduisent du même coup (si ces espaces sont mal délimités) à envahir les domaines de vie de votre chien. A cette situation d’invasion s’ajoute la difficulté, voire l’incapacité pour votre enfant (en fonction de son âge) d’interpréter les postures, les mimiques et les vocalises d’un chien qui lui signifie de ne pas s’approcher.

Durant la période des premiers pas, votre présence reste indispensable pour protéger votre enfant de tous les risques liés à sa relation avec ’un chien.

· Le jeune enfant

Eduquez votre enfant à comprendre la relation avec les chiens
Les mois et les années vont donner à votre bambin des occasions nombreuses de découvrir le chien qui fait partie de sa vie. Avec la maturité, de nouvelles compétences vont lui permettre de mieux comprendre son compagnon à quatre pattes et de partager avec lui une relation où les risques seront limités.
Le jeune enfant peut vivre une relation harmonieuse avec des chiens dans la mesure où vous aurez pris le temps de l’éduquer à bien les comprendre.

Eviter la morsure
Quand la distance devient critique
Aménager votre lieu de vie et apprendre à l’enfant à garder la bonne distance à chacun de ses contacts avec un chien, permet de limiter efficacement les risques.
Le chien tout comme nous possède autour de lui une sorte de « bulle » invisible qui correspond à son espace personnel. Le risque existe à chaque fois que l’enfant franchit la distance critique qui le sépare du chien qu’il cherche à toucher.
C’est pour cette raison que le respect d’une zone d’évitement est la condition nécessaire pour permettre au chien de s’échapper de cette situation si elle ne lui convient pas.
L’aménagement de l’espace (portes fermées, utilisation de barrières, par exemple) ainsi que la présence d’un adulte, sont des garanties efficaces pour établir et maintenir une relation harmonieuse entre un enfant et un chien.

Anne Trotzier
Ethologue - Comportementaliste

Bienvenue

Par Anne Trotzier, à 16h30 dans Actualités | 0 commentaire
Bonjour à toutes et à tous,

Je me suis enfin décidée à créer mon blog pour y mettre des articles qui je l'espère vous intéresseront, mais également pour vous parler de mon actualité professionnelle et des évènements importants à ne pas manquer.
J'avais très envie de vous parler d'un domaine relativement récent d'étude et qui me tient à coeur aujourd'hui: la relation Homme-Animal.
Entre mon activité de comportementaliste et mon travail de recherche qui ne saurait tarder à se mettre en place, j'aimerais vous faire découvrir ma passion pour les animaux et tout ce qu'ils peuvent nous apporter.
Peut-être que j'arriverai à convaincre les plus réticents...

Je vous souhaite une bonne lecture...

A très bientôt

Anne
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